Biographie de Roselyne Bachelot.
Roselyne Bachelot est née le 24 décembre 1946. Très tôt, elle baigne dans une atmosphère politique. Son père, Jean Narquin, était résistant pendant la Seconde guerre mondiale. Cétait un député gaulliste du Maine-et-Loire. Roselyne Bachelot suivra bien plus tard les traces de son père. Dans un premier temps, elle préfère se consacrer à ses études scientifiques comme ses parents tous deux dentistes. Elle opte pour pharmacie. Elle sort major de sa promotion. Entre 1984 et 1991, elle est titulaire dune pharmacie à Angers.
Comme son père, Roselyne Bachelot se présente dans sa région. Elle est élue au Conseil général du Maine-et-Loire entre 1982 et 1988. Elle continue son implantation dans la région en se faisant élire en 1986 au Conseil régional du Pays de Loire. Elle est alors Vice-présidente du conseil et préside la Commission de l'aménagement du Territoire et de l'environnement. Poursuivant son implication dans la région, elle devient députée en 1988 sur la liste RPR du Maine-et-Loire. Enfin, elle est tête de liste UMP du Grand Ouest en 2004 aux élections européennes. Elle est alors élue députée UMP-PPE au Parlement européen. Roselyne Bachelot bénéficie donc dun fief électoral bien quadrillé.
Très vite, à lAssemblée nationale, Roselyne Bachelot se fait remarquer par son style très décontracté, ses gaffes, sa liberté de parole. A lécart de la logique droite-gauche, elle peut soutenir des idées provenant de lopposition comme le Pacs. En 1999, elle participe à la gay-pride au grand dam de son parti. Son caractère atypique lui vaut dêtre remarqué, parfois moqué par les politiques peu habitués à cette liberté de ton.
En 2002, Jacques Chirac lui propose de devenir son porte-parole de campagne à la présidentielle. Ce soutien lui vaut dès lors dentrer dans le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au poste de Ministre de l'Ecologie et du développement durable. Mais elle ne parvient pas à se faire entendre en proposant des projets qui font bondir les écologistes, lopposition voire son propre camp. Elle déclenche de nombreuses polémiques en défendant lénergie nucléaire ou la chasse aux animaux sauvages, souvent menacés de disparaître. De nombreuses associations écologistes manifestent contre ces projets jugés irresponsables. En août 2003, au moment de la canicule, pour tenter de trouver une solution à un événement tragique à lorigine de plusieurs milliers de morts, elle propose des idées très terre à terre qui font rire les politiques comme les humoristes. Elle est complètement discréditée dans sa fonction de ministre de lécologie. Elle poursuit ses gaffes en osant affirmer sur RTL que Jacques Chirac est sourd et a recours à un sonotone. Cette révélation suscite encore les rires des uns et le mépris des autres, souvent issus du camp UMP.
En 2004, au moment du remaniement ministériel, Roselyne Bachelot nest pas reconduite dans ses fonctions. Elle quitte donc le gouvernement pour devenir membre du bureau exécutif de lUMP. Elle est enfin promue secrétaire générale adjointe de lUMP.
Bien que fidèle à Jacques Chirac, Roselyne Bachelot sait que pour retrouver une place en politique, au sein du gouvernement, elle doit faire alliance avec la figure montante de lUMP : Nicolas Sarkozy. Elle sengage donc à ses côtés et fait partie de son équipe de campagne. Au lendemain de lélection, François Fillon désigne Roselyne Bachelot ministre de la Santé, de la jeunesse et des Sports. Ce poste suscite moins de réactions que celui de ministre de lécologie. En effet Roselyne Bachelot a montré son engagement sur les problèmes de santé publique et de droits des personnes. Depuis des années, elle milite dans les associations de lutte contre le SIDA et manifeste publiquement son soutien à cette cause ainsi quà celle du mariage et de ladoption des homosexuels.
En tant que ministre de la Santé, Roselyne Bachelot doit soccuper de la réforme de la Sécurité sociale ainsi que de la réforme des franchises médicales. Dautre part, elle doit mettre en place un plan de lutte contre la maladie d'Alzheimer, de celui contre le cancer. La révision de la carte hospitalière est également dans les cartons.
Roselyne Bachelot doit aussi accompagner une baisse du coût de la Sécurité sociale. Deux pistes sont à létude : la poursuite du déremboursement de nombreux médicaments et le transfert dune partie des remboursements assurés par lEtat à des prises en charge uniquement par les mutuelles. Mais sa proposition de réserver les remboursements des lunettes aux mutuelles a suscité un véritable tollé dans lopposition, le risque étant dinstaurer un système médical à deux vitesses, entre ceux qui auront les moyens financiers davoir une mutuelle qui couvre tous les risques, et les autres, qui se contenteront dun système de soins à minima. La question du financement de la Sécurité sociale se pose toujours avec plus dacuité à chaque quinquennat.